L’analyse gustative : la bouche, juge ultime
Après le plaisir du nez, place au palais. Là, le vin révèle tout son équilibre et parfois ses défauts. On déguste en trois étapes :
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L’attaque : La toute première sensation en bouche. Elle peut être souple, vive, franche… C’est ici qu’on mesure l’acidité, la douceur (pour les moelleux), ou la puissance de l’alcool.
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Le milieu de bouche : On explore la structure du vin : tannins pour les rouges (sensation de sécheresse sur la langue et les gencives), gras pour les blancs (moelleux, onctuosité), volume, équilibre des saveurs.
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La finale : Combien de temps le vin “reste-t-il” en bouche après l’avoir avalé ou recraché ? Une longue persistance aromatique est souvent signe de qualité. Les grands vins laissent leur empreinte sur le palais parfois plus de 30 secondes !
Là encore, chacun a ses préférences. Par exemple, les tannins puissants d’un jeune Madiran plairont aux amateurs de vins charpentés, quand d’autres rechercheront la souplesse d’un vieux Bourgogne. On dit souvent que “goûter, c’est juger avec son cœur autant qu’avec sa tête” (source : Le Figaro Vin).
L’ordre de dégustation a son importance
Si l’on déguste plusieurs vins à la suite, mieux vaut commencer par :
- Les vins secs avant les moelleux
- Les blancs avant les rouges
- Les jeunes avant les vieux
- Les plus légers avant les plus puissants
Ce déroulement logique évite d’altérer ses sensations gustatives.